à propos

pranayama
Je m’appelle Alexandre Latour et je suis fasciné par tout ce que le souffle permet d’accomplir. Originaire de Maurice, je voyage à travers le monde pour enseigner aux gens comment respirer correctement et comment retenir leur respiration.
Bien avant les organisations d’apnée et leurs certifications, avant les réseaux sociaux et leurs tendances, avant que l’industrie du bien-être ne le commercialise sous un autre nom — j’enseignais déjà l’entraînement du souffle, et cela s’appelait simplement le pranayama.
Plus d’une décennie d’étude classique, de pratique, et d’enseignement discret, sans plateforme ni audience, et sans intérêt pour l’une ou l’autre. Les élèves qui m’ont trouvé l’ont fait dans les lieux où j’enseignais à travers le monde, ou par le bouche-à-oreille — et sont partis avec quelque chose qui a changé leur façon de traverser la vie.
apnée
Contrairement à la plupart des gens, c’est le souffle qui m’a conduit à l’apnée, et non l’inverse.
Lorsque je suis entré dans l’eau sérieusement pour la première fois, je comprenais déjà ce que la plupart des apnéistes passent des années à essayer d’apprendre — que l’esprit gouverne le corps, que le souffle gouverne l’esprit, et que tout le reste n’est qu’un attachement superflu.
Je me suis ensuite formé auprès d’apnéistes d’élite à Bali, et suis devenu instructeur certifié PADI en Thaïlande. Je suis revenu à Maurice en 2018 avec une intention précise : enseigner l’apnée non pas comme un sport de chiffres et de profondeur, mais comme une véritable pratique d’introspection.


réflexion
Après la pandémie, ma relation à l’océan s’est transformée en quelque chose de plus proche du deuil, et le deuil a cette façon bien particulière de clarifier ce qui compte réellement.
Au sein du monde de l’apnée, j’ai commencé à être témoin de quelque chose face à quoi je ne pouvais plus rester neutre et silencieux — l’exploitation illégale des cachalots résidant dans les eaux mauriciennes.
Approchés, suivis et perturbés par des professionnels de l’apnée qui savaient exactement ce qu’ils faisaient et qui ont choisi de le faire malgré tout — pour le contenu, pour la reconnaissance, pour la validation d’une audience, et pour le profit.
apnée en pleine conscience
Pendant des années, j’ai milité et sensibilisé, seul au début, jusqu’à ce que d’autres se joignent à moi pour m’aider. J’espérais que les organisations qui certifient ces instructeurs et régissent ce sport répondraient par une forme de responsabilisation. Elles ne l’ont pas fait. Le silence était institutionnel et délibéré.
En 2024, j’ai arrêté d’enseigner les cours d’apnée standards, et j’ai abandonné ma licence PADI. J’ai fermé l’école à Maurice et je me suis installé dans l’Himalaya, en Inde, pour y vivre et m’entraîner en haute altitude.
En 2026, la philosophie de l’apnée en pleine conscience se construisait depuis des années, et c’est l’accumulation de tout cela — l’océan, les montagnes, les années d’enseignement du souffle avant que le souffle ne devienne une tendance, la désillusion face à une industrie plus intéressée par le contenu que par la préservation — qui l’a rendue inévitable.

